Une nouvelle dérogation de 120 jours sur betterave pour Movento
Comme les années précédentes, les betteraviers pourront utiliser le Movento, insecticide à base de spirotétramate, pour lutter contre les pucerons vecteurs de jaunisse durant la campagne de 2026.
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Alors que les semis de betterave battent leur plein, la dérogation 120 jours pour le Movento vient d’être acceptée par le ministère de l’Agriculture, a indiqué l’Institut technique de la betterave (ITB) le 17 mars 2026. Elle est délivrée pour la période du 15 mars au 13 juillet 2026.
L’institut souligne que cet insecticide, à base de spirotétramate, complétera les passages des produits Teppeki (flonicamide) et Verseon (dimpropyridaz) dans la lutte contre les jaunisses virales. Il est à noter que l’aphicide Verseon bénéficie également d’une dérogation 120 jours, confirmée au début de mars.
Dans un rapport publié le 28 octobre 2025, l’Inrae défendait un accès à deux produits phytos différents pour lutter contre les pucerons en absence de néonicotinoïde.
Améliorer l’efficacité avec de l’huile
Les conditions d’emploi du Movento pour 2026 sont les suivantes :
- 2 applications (10-14 jours d’intervalle). Trois passages avaient été autorisés en 2025 et en 2024 ;
- 0,45 l/ha ;
- Stades d’application : de 2 feuilles à couverture des rangs (BBCH 12 à 39) ;
- Délai avant récolte : 90 jours ;
- Délai de rentrée : 48 heures.
« L’ajout d’un litre d’huile (Actirob B) permet d’améliorer l’efficacité du traitement, précise l’ITB. Le mélange avec les produits herbicides est possible avec les molécules suivantes : phenmédipham, éthofumésate, métamitrone, lénacile, thiencarbazone méthyl et foramsulfuron. L’application avec des engrais foliaires est déconseillée ».
OAD et gestion des repousses
Pour aider les agriculteurs à intervenir au bon moment, l’ITB propose l’outil d’aide à la décision « Alerte Pucerons ». Il permet de suivre région par région l’évolution de la pression de pucerons. « Une information qui doit être complétée par une vérification du dépassement du seuil dans la parcelle concernée avant tout traitement », insiste l’ITB.
L’ITB appuie aussi sur l’importance de la gestion des repousses de betteraves dans les cordons de déterrage avant la levée. « Il est indispensable de les éliminer : retournement mécanique, bâchage, destruction chimique avec du glyphosate dans le respect de la réglementation », appuie l’institut. D’autant qu’après une campagne d’échantillonnage, l’institut faisait état, le 16 février, d’une « forte contamination détectée dans les repousses de betteraves » cette année.
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